Par où commencer ?
Vendredi soir, anniversaire de Sanda (amie Lettonienne, on prononce donc avec un "S" fort, sinon elle s'énerve).
Un repas entre gens bien, pour lequel Perrine et Charlotte avaient mis les petits plats dans les grands en préparant trois saladiers de punch très fort (jus d’orange, morceaux de fruits, quelques bouteilles de rhum et de martini), et dont la particularité étaient d’être extrêmement traîtres à cause d’un sirop qui en masquait le goût.
Résultat, Timo a comaté tout le reste du week-end, Boris à des photos inédites du wak dansant et le réveil fut de toutes facons difficiles le lendemain pour notre excursion culturelle à Amsterdam.
Départ et arrivée tôt, on tourne un peu en rond grâce à Timo dôté d’un sixième sens de non-direction (il a les cartes sous les yeux mais ne veut pas avouer qu’il n’y comprend rien). On finit par trouver l’auberge de jeunesse, en pleine rénovation, ainsi que notre chambre de 12m carrés sans fenêtres comprenant 2 lits superposés et un nouveau système de douche : on peut inonder toute la salle de bain en même temps, c’est fait pour, c’est hype.

L’heure de parking coûtant 2€ (ahaha), on choisit de se garer loin pour profiter des tarifs préférentiels du week-end et de la marche offerte à travers le parc : si vous entendez des sonneries de vélo, c’est trop tard (comme pour le tramway, mais en moins pire).
La désillusion guettant quant au caractère culturel du w-end, on atterrit au
Hard Rock Café (je rappelle que Timo à la gueule de bois) avant de se décider à embarquer à bord du bâteau-mouche touristique d’en face, attraction la plus abordable (à part le joint) et permettant d’en voir un maximum sans avoir à tourner en rond (
voir la galerie photo).
Le reste du temps, nous nous baladons, passons dans des rues pleines de promesses et enjambant les ponts d’une ville aux multiples canaux, évitant les bicyclettes et les tramways se croisant d’une facon complice dans le détournement d’attention des touristes prêts à se faire happer par les coffee shops et autres sex shops, lesquels offrent leurs devantures clinquantes aux badauds dès que la nuit tombe sur la ville pervertie.
Perrine trouve la bonne idée d’acheter une sucette à l’herbe, pendant ce temps-là, j’hésite à visiter une église dans cette ville...
Halte pizza avant de se diriger vers le
Red Lights District et sa réputation pas démentie, ses macs et autres rabatteurs à l’entrée de salons plus qu’explicites ("
Ya wanna see the show ?"). Nous nous frayons un chemin dans la masse nocturne et détestable, détournons trop pudiquement les yeux devant de nombreux excès avant de choisir un bar tranquille pour tester l’autre curiosité locale. Perrine en profite bien (sans doute trop), Timo ne parle plus, l’irréductible Charlotte se laisse aller, et je pars chasser le dragon le plus loin possible de cet endroit.
Je me sens sale, vide, fatigué. Je suis choqué, épouvanté, complice et prêt à y retourner.
Je suis le fantôme d’un étranger qui n’existe pas.

On met 45 minutes à retrouver notre petit hôtel. Le temps de se plaindre de la douche, de faire des cabrioles sur les lits en l’air, on s’endort vite pour un lendemain pluvieux. Petit-déjeuner dans la pénombre, aux côtés d’un parterre de nationalités divers (dingue le nombre de francais !!). On retourne à la voiture, pour y déposer nos sacs et se rapprocher du centre-ville pour quelques balades anodines dans un Amsterdam aussi animé qu’un jour comme les autres, un verre au
smallest pub in town, et achats de fournitures aux amis restés à Osnabrück (chocolats et fromages).
La demeure de Timo se trouvant à mi-chemin entre Amsterdam et notre ville d’accueil allemande, nous avons renez-vous avec Maman Böckers pour le dîner (tôt) et composé de petis pains (
Brötchen), charcuterie, fromages et quelques légumes. Timo est notre ami, Perrine est sa copine, on flippe légèrement pendant le repas. Les francais feront-ils bonne impression ?
On dirait que oui, mais on verra plus tard pour les véritables échos...
Tips :- Pour les interessés, la nuit à l’auberge de jeunesse, petit-déjeuner compris le matin, a coûté 16€.
Voyez avec le Inner Amsterdam pour la réservation, et avec moi pour les détails.
- Prévoyez un large budget pour les musées, le prix des entrées démarrant à hauteur de 10€ (!!). Du trivial (musée du cannabis) à l’indispensable (Vermeer), il y a toujours une bonne raison d’en faire au moins un avant d’aller voir ailleurs.
- Le guide gratuit
Boom, rédigé par un pool de connaisseurs ne sachant pas manier la langue de bois, annonce un prix de 50 dollars pour ce qui est familièrement appelé "
a suck and a fuck".
- 3,5€ pour un
White Widow correctement chargé, c’est acceptable. Prenez un coca pour faire passer la toux et ainsi sortir la tête haute du bar.
- Attention aux pickpockets. Aux macs. Aux junkies. Aux emmerdeurs. A ceux qui vous refusent un verre d’eau gratuit dans un restau et vous facturent 2,5€ pour une bouteille d’eau grecque.