Unlimited Possibilites of Being a Wak (en Allemagne) (OUI EN ALLEMAGNE !!)
+ Ciné / BD / DVD / Musique / Photos / Chroniques / Erasmus / Fuck-off style

07 février 2006

Go West ! (again)

Oui j'ai succombé.
Preuve totale de mon impatience, de mon instabilité (raisonnable) et de ses choses de la vie (comment être moins clair dans mes propos ?) qui font qu'on cherche toujours d'autres choses, je déménage, temporairement.
La nouvelle case à Wak se trouve donc ici.

06 février 2006

Week-end à Amsterdam !!

Par où commencer ?
Vendredi soir, anniversaire de Sanda (amie Lettonienne, on prononce donc avec un "S" fort, sinon elle s'énerve).
Un repas entre gens bien, pour lequel Perrine et Charlotte avaient mis les petits plats dans les grands en préparant trois saladiers de punch très fort (jus d’orange, morceaux de fruits, quelques bouteilles de rhum et de martini), et dont la particularité étaient d’être extrêmement traîtres à cause d’un sirop qui en masquait le goût.
Résultat, Timo a comaté tout le reste du week-end, Boris à des photos inédites du wak dansant et le réveil fut de toutes facons difficiles le lendemain pour notre excursion culturelle à Amsterdam.


Départ et arrivée tôt, on tourne un peu en rond grâce à Timo dôté d’un sixième sens de non-direction (il a les cartes sous les yeux mais ne veut pas avouer qu’il n’y comprend rien). On finit par trouver l’auberge de jeunesse, en pleine rénovation, ainsi que notre chambre de 12m carrés sans fenêtres comprenant 2 lits superposés et un nouveau système de douche : on peut inonder toute la salle de bain en même temps, c’est fait pour, c’est hype.

L’heure de parking coûtant 2€ (ahaha), on choisit de se garer loin pour profiter des tarifs préférentiels du week-end et de la marche offerte à travers le parc : si vous entendez des sonneries de vélo, c’est trop tard (comme pour le tramway, mais en moins pire).
La désillusion guettant quant au caractère culturel du w-end, on atterrit au Hard Rock Café (je rappelle que Timo à la gueule de bois) avant de se décider à embarquer à bord du bâteau-mouche touristique d’en face, attraction la plus abordable (à part le joint) et permettant d’en voir un maximum sans avoir à tourner en rond (voir la galerie photo).



Le reste du temps, nous nous baladons, passons dans des rues pleines de promesses et enjambant les ponts d’une ville aux multiples canaux, évitant les bicyclettes et les tramways se croisant d’une facon complice dans le détournement d’attention des touristes prêts à se faire happer par les coffee shops et autres sex shops, lesquels offrent leurs devantures clinquantes aux badauds dès que la nuit tombe sur la ville pervertie.
Perrine trouve la bonne idée d’acheter une sucette à l’herbe, pendant ce temps-là, j’hésite à visiter une église dans cette ville...


Halte pizza avant de se diriger vers le Red Lights District et sa réputation pas démentie, ses macs et autres rabatteurs à l’entrée de salons plus qu’explicites ("Ya wanna see the show ?"). Nous nous frayons un chemin dans la masse nocturne et détestable, détournons trop pudiquement les yeux devant de nombreux excès avant de choisir un bar tranquille pour tester l’autre curiosité locale. Perrine en profite bien (sans doute trop), Timo ne parle plus, l’irréductible Charlotte se laisse aller, et je pars chasser le dragon le plus loin possible de cet endroit.

Je me sens sale, vide, fatigué. Je suis choqué, épouvanté, complice et prêt à y retourner.

Je suis le fantôme d’un étranger qui n’existe pas.



On met 45 minutes à retrouver notre petit hôtel. Le temps de se plaindre de la douche, de faire des cabrioles sur les lits en l’air, on s’endort vite pour un lendemain pluvieux. Petit-déjeuner dans la pénombre, aux côtés d’un parterre de nationalités divers (dingue le nombre de francais !!). On retourne à la voiture, pour y déposer nos sacs et se rapprocher du centre-ville pour quelques balades anodines dans un Amsterdam aussi animé qu’un jour comme les autres, un verre au smallest pub in town, et achats de fournitures aux amis restés à Osnabrück (chocolats et fromages).


La demeure de Timo se trouvant à mi-chemin entre Amsterdam et notre ville d’accueil allemande, nous avons renez-vous avec Maman Böckers pour le dîner (tôt) et composé de petis pains (Brötchen), charcuterie, fromages et quelques légumes. Timo est notre ami, Perrine est sa copine, on flippe légèrement pendant le repas. Les francais feront-ils bonne impression ?

On dirait que oui, mais on verra plus tard pour les véritables échos...



Tips :

- Pour les interessés, la nuit à l’auberge de jeunesse, petit-déjeuner compris le matin, a coûté 16€.
Voyez avec le Inner Amsterdam pour la réservation, et avec moi pour les détails.
- Prévoyez un large budget pour les musées, le prix des entrées démarrant à hauteur de 10€ (!!). Du trivial (musée du cannabis) à l’indispensable (Vermeer), il y a toujours une bonne raison d’en faire au moins un avant d’aller voir ailleurs.
- Le guide gratuit Boom, rédigé par un pool de connaisseurs ne sachant pas manier la langue de bois, annonce un prix de 50 dollars pour ce qui est familièrement appelé "a suck and a fuck".
- 3,5€ pour un White Widow correctement chargé, c’est acceptable. Prenez un coca pour faire passer la toux et ainsi sortir la tête haute du bar.
- Attention aux pickpockets. Aux macs. Aux junkies. Aux emmerdeurs. A ceux qui vous refusent un verre d’eau gratuit dans un restau et vous facturent 2,5€ pour une bouteille d’eau grecque.

02 février 2006

You liar !

Bon, j'ai menti.
Si mes occupations du moment consistent à m'inquiéter au plus haut point de la réussite de mon semestre allemand, je n'ai aussi pas rendu ma carte d'accès : Perrine et Charly y sont allées hier, et on leur a dit que le remboursement prenait en fait 3 semaines sur le compte en banque... En conséquence, l'administration ayant tout prévu (une première !), un remboursement immédiat sous forme de liquide est réservé pour les étrangers !
Du coup je me prends à jouer avec le feu et à décider que je ne rendrai ma carte que la semaine prochaine... et puis on verra comment ca se passe.

En attendant, il me faut être prudent car je dois payer mon loyer de février + mes charges, tout en pensant que nous partons (en voiture) à Amsterdam ce week-end (+ le retour en France en voiture 5 jours plus tard !) (Être étudiant n'est pas de tout repos)
Bref, encore une bonne occasion d'essayer de bien gérer son argent...

01 février 2006

28 days later

28 jours plus tard ou l’apocalypse selon Danny Boyle. Le récit certes peu nouveau d’une fin inéluctable peut rebuter, mais est ici exposé d’un point de vue „pragmatique“ : scènes chocs, réalisation vertigineuse, photo à tomber, script béton et acteurs de haute volée font du retour en grâce de Boyle un survival dont les dangers viennent le plus souvent des autres. Et pour ceux qui en veulent plus, je les renvoie à ma chronique fleuve de l’époque, ou quand sécher les cours pour aller au ciné relève du bon sens.

Last and least

Oups, dernière note pour le moment, la fin se faisant doucement sentir :
Avant de repartir, il faut résilier son compte en banque, payer le loyer de février tout en essayant de récupérer avant la caution de la carte de Cip Pool, laquelle carte doit être remise à certains horaires seulement... avant d’autres démarches administratives éparses et un peu partout pour ne rien oublier (pas même la remise des clefs de la chambre au Hausmeister).
S’y ajoute la traque systématique des profs pour collecter nos Scheine (notes de passage), et la paperasse y affairant, laquelle semble infinissable tant les divers contrats nous reliant à l’Allemagne d’une facon ou d’une autre sont bien montés.
Enfin, n’évoquons pas la gestion hasardeuse de nos comptes en banque.

Je rends donc dès demain ma carte de salle informatique, mais j’espère être capable de faire des mises à jours de facon irrégulière, en particulier après notre week-end à Amsterdam (Drugs & Rote Viertel man !)


Week-end apaisant : Samedi matin, Perrine et Timo prennent leur courage à deux mains pour me trouver un hôpital décent et me faire découdre... on finit par nous renvoyer à un Notdienst où patientent des gens de tous horizons pour se faire soigner par des secrétaires-infirmières de permanence. L’enlevage fait mal (je devais normalement enlever les sutures la semaine dernière) mais l’AOK prend tout en charge et je n’ai rien payé.
Soirée nouvel an chinois trop épicée, film (ou squattage chez Moni – les films de cul allemands pullulent sur les 30 chaînes publiques), puis dodo avant le lendemain où pour son anniversaire, Katja a cuisiné 10 gâteaux. On en mange jusqu’au soir, avant de se finir à la bière ou au calme chez soi... Le tchèque Magik a ramené une jolie fille chez lui, mais rien n’a semblé se passer (il a laissé les stores de sa chanbre au rez-de-chaussée ouverts). Rinke et Elodie sont de bons espions, mais un peu voyants quand même.

28 janvier 2006

Merveille de technologie


Aujourd'hui j'ai croisé un camion collecteur de bouteilles usagées. Je croyais que je verrai tomber les bouteilles, qui s'éclateraient dans le containeur avec un fracas assourdissant (dixit mes souvenirs de chanbre tournée vers le point TOM du parking), mais en fait non.

27 janvier 2006

Jahnstraße animée (Wak engueulé ?)

La fois dernière, j'ai atteint le 50ème post. Je vais peut-être arrêter ces conneries maintenant.

Sinon, ce mercredi, j'étais content.

Il neigeait et je passais mon partiel d'allemand, un truc sur lequel on est censé se faire la main depuis octobre, la fête quoi. L'épreuve s'est d'ailleurs déroulée dans des conditions proches du devoir sur table qu'on faisait gentiment au lycée en allemand : les uns à coté des autres, dans une petite salle, sous la surveillance d'une prof trop gentille qui n'hésite pas à nous traduire les mots qu'on comprend pas dans les consignes (ok on a un peu abusé sur ce coup...)

Fris et dispo pour la soirée, je me réservais un double rendez-vous : matage de Nip/Tuck avec Moni dans la chambre de Rinke en squattage total (en plus j'ai eu droit à des sandwiches) et fête d'anniversaire pour Francesca, qui est apparue comme libérationnaire.
Francesca m'avait personnellement invité, craignant les débordements et voulant juguler l'irruption impromptue de saoulards. Cherchant à me divertir avant la fête, je rejoins Moni déjà chez Rinke, en pleine extase devant Heidi Klum, présentatrice officielle de "Germany's next top model", un reality show gerbant où les jurés gays pleurent devant la caméra en voyant leurs choses faire les pétasses en talons hauts. Les pouffes sapées comme des putes n'ont d'ailleurs pas vu arriver l'épreuve du jour, qui était de défiler devant un parterre d'ouvriers en pleine Ruhr à la pause-déjeuner.

Je lâche Moni à 21:15, soit avec un quart d'heure de retard par rapport à l'heure prévue. Mais il n'y a encore personne, et l'étrange (ce soir-là seulement) Christian me fait entrer et je dis Rock'n roll en voyant les monticules de bière sortant des frigos.

Curieusement, tout le monde était crevé, sauf Rinke (un mec !), deux autres gars allemands amis de Francesca (des mecs aussi !), Francesca elle-même et sa coloc Francesca (je te promets que si tu relis, c'est clair).
On s'est encore saoulés en hurlant dans la neige, avant de jouer aux cartes à 5h du matin. La soirée a viré extrême sur l'horaire, les gens avec qui je fais la fête généralement étant partis au bout d'une heure ou moins.
Le temps à passé avec une vitesse douteuse (pause Nip/Tuck inclue).
Rinke qui n'avait pas réussi à obtenir de Francesca ce qu'il voulait, est parti se coucher en m'entrainant dans sa chute.

A 11h du matin, je me suis rappelé que j'avais planqué deux bières près de la sortie de la maison. La loque est sortie les chercher, cherchant à les détacher de la neige fondue en glace gelée. Encore une belle journée qui commencait.

Le soir je me suis fait engueuler par Charlotte, mais pas grave, on a bien bu après.

24 janvier 2006

Silent Hill : leave home

Je suis sûr que si j'avais passé des nuits enfievrées sur ma Playstation, le trailer de Silent Hill m'aurait traumatisé. Au lieu de ca, non. En revanche, j'ai passé des heures sur Crash Bandicoot 2 (car Cortex strikes back) à attraper des pommes et à chevaucher des oursons (juré !)

Puis j'ai fini par ranger la console avant de la revendre au rabais. Maintenant, les gens PSX d'antan refont surface, avec toute la nostalgie qu'ont acquérit ces titres. J'avoue, pour Silent Hill, je m'étais arrêté à la démo jouable, sorte de cauchemar brumeux dont on ressortait pétrifié après s'être fait sournoisement tuer par des formes d'enfants au fond d'une ruelle. Du coup j'ai arrêté là, et j'ai peur que le film de Gans (l'adaptation du jeu vidéo donc) ne me passe complètement au dessus de la tête.

Et pourquoi en suis-je à m'en soucier ? Parce que d'un simple point de vue cinématographique... c'est énorme. La photographie est splendide, l'entrée en la matière est efficace (quoique déjà vue, le jeu date de 99), tout semble se diriger vers la destination voulue : l'enfer.
RUN ROSE !!

(Et si vous vous sentez nerd, vous pouvez aussi voter )